Odelette à mes peurs

Une odelette est « une petite ode gracieuse« . Une ode serait un peu trop pour ce qui est assimilé à quelque chose de bloquant dans la vie. Et puis, ce mot est sympa, il me fait penser à « omelette« , casser des œufs.. Tout lâcher puis créer de la consistance, quelque chose qui nourrit.

J’ai pensé que je pouvais contrôler mes peurs.

Je pensais être visionnaire. Je pensais être au clair sur ce que j’avais vécu, sur l’impact sur mon état émotionnel et vibratoire et je me disais : « c’est bon, maintenant tu sais ce qui s’est passé, tu sais comment tu as attiré ça, ce qui a fait que tu as attiré ça, maintenant tu peux avancer sur autre chose. »

La vérité est que même si vous savez ce que vous voulez, d’où vous venez et où vous voulez aller, vous ne pouvez contrôler cette charge émotionnelle si « elle a décidé de rester là ». Vous pouvez l’aider, l’accompagner mais vous ne pourrez pas lui résister sinon c’est elle qui vous dominera.

Regardez là, aimez là jusqu’à ce qu’elle fasse sa route…

Parfois nous avons l’impression que tout a été fait pour que ces peurs ne fassent plus partie de notre vie, que toutes les circonstances font qu’elles ne devraient plus être là, nous en avons même la conviction mais nous sommes tellement attachés à elles qu’elles aiment nous accompagner sur le chemin.

Comme bon  te semble, chère peur, cher stress! Je te vois je te regarde. Avant tu envahissais tellement l’espace que je ne te voyais pas !

Maintenant je vois que tu m’accompagnes et un jour tu ne seras sans doute qu’un lointain souvenir, peut être même plus rien.

Tu m’as servi à me protéger tant de fois, je ne peux pas t’en vouloir de vouloir encore faire de la résistance comme si tu avais quelque chose à gagner. 

Or, il n’y a rien à gagner sinon m’empêcher de vivre certaines expériences.

Et puis oui tu sais , nous avons déjà fait tellement de choses ensembles ! Tu m’as prouvé que malgré ma force  et mon courage j’avais encore échoué. Tu te sens obligée d’être là encore à mes côtés, comme si tu voulais me dire « à quoi bon, tu vas te faire à avoir …. ». Mais tu sais, tu peux te tromper.  Et cela t’es souvent arrivée. Tu m’as empêchée de vivre tellement de belles choses aussi…

Je vous aime chères peurs, vous êtes une partie moi…